Association Nationale des Villes et Pays d’Art et d’Histoire et des Villes à Secteur Sauvegardé et Protégé

Sarlat, cathédrale ©Francis LASFARGUE Trogir, sculpture Trogir, cité médiévale Sarlat, vue du centre historique ©Lucien ROULAND
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Trogir/Sarlat-la-Canéda

Sarlat, secteur sauvegardé

Après la promulgation de la loi Malraux du 4 août 1962, Sarlat fut l’une des dix premières villes en France choisies pour bénéficier d’un Secteur sauvegardé le 27 août 1964. Sarlat le devait à la densité et à la qualité de son patrimoine monumental exceptionnel.

Le centre historique renferme 57 monuments historiques qui se répartissent sur 10 ha :

  • 7 édifices classés en totalité monuments historiques
  • 8 édifices classés partiellement monuments historiques
  • 5 édifices inscrits en totalité à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques
  • 37 édifices inscrits partiellement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques
  • 8 des 15 édifices classés sont propriétés par la commune

Le Secteur sauvegardé assure par ailleurs une protection totale aussi bien extérieure qu’intérieure sur près de 300 immeubles (60% du patrimoine immobilier), et les immeubles non protégés sont soumis à une réglementation architecturale. De ce fait, sur les 500 immeubles du centre historique de Sarlat, 57 sont des monuments historiques et 300 autres sont dignes d’être protégés au titre des Secteurs sauvegardés.

Trogir

L’historique des lois régissant le centre de la ville et ses environs est exceptionnel. En effet, on peut considérer qu’il commença par un décret promulgué en 1322, suivi d’arrêtés ultérieurs poursuivant les mêmes objectifs.

Entamés à la fin du XIXème siècle, les travaux de restauration n’ont jamais cessé. Après la seconde Guerre mondiale, des travaux furent entrepris sur de nombreux monuments publics. Ensuite, l’Institut Régional pour la Protection des Monuments Culturels s’est chargé de nombreux projets d’envergure sur d’autres monuments et l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco a permis à la ville d’avoir accès à certains financements.

En 1985, le Conseil municipal rend obligatoire la réalisation de fouilles archéologiques au rez-de-chaussée de toutes les maisons ayant subi des réparations ou des adaptations à des fins commerciales. Une quantité appréciable d’informations importantes en a été extraite permettant l’élaboration d’un plan précis au 1/200ème du centre historique dans son ensemble.

Le centre historique de Trogir est protégé juridiquement pas la loi n°252 de l’Institut régional pour la Protection des Monuments culturels de Split, intitulée « De la protection du centre historique de Trogir ». Elle impose un contrôle strict sur toute forme de développement à l’intérieur de la ville historique. Une fonction globale de surveillance et de conseil est assurée par le Service National pour la Protection du Patrimoine Culturel et Naturel de Croatie qui exerce sa fonction via son Bureau Annexe à Trogir.

Les contrôles relatifs à l’aménagement et à la réglementation de la ville historique relèvent principalement de la compétence des autorités locales. Il existe un Plan d’aménagement du territoire ainsi qu’un Plan stratégique directeur pour la ville de Trogir. Actuellement, un cabinet d’urbanisme de Split travaille activement à l’élaboration d’un plan de gestion et de sauvegarde du centre historique de Trogir, recommandé par l’Unesco pour les villes inscrites sur la Liste du patrimoine mondial.

Ce plan établi selon les principes fondamentaux du développement durable est un plan de gestion urbaine intégré (incluant plan de transport et de déplacements, plan de développement économique, etc.) mais aussi un plan concernant la sauvegarde de l’ensemble des immeubles situés dans le centre historique (ce dernier étant établi par le Service National pour la Protection du Patrimoine Culturel et Naturel de Croatie depuis son bureau à Trogir).

L’Unesco estime que l’authenticité du corps historique de Trogir est très élevée et supérieure à celle de Split et Dubrovnik, les deux célèbres ensembles urbains de Croatie également inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’humanité. En effet peu d’interventions majeures sous couvert de restauration ont été entreprises et la politique officielle vise à les contrecarrer. L’authenticité des matériaux et l’exécution des ouvrages font l’objet d’une égale préoccupation. Toutefois on peut observer certaines rénovations privées effectuées sans se soucier du caractère historique de l’ensemble et des matériaux traditionnels, la législation n’étant pas systématiquement respectée, et la sensibilisation des résidents à la question de la rénovation et aux dispositions à respecter n’étant pas optimale.

Portfolio

Sarlat, cathédrale ©Francis LASFARGUE Trogir, sculpture Trogir Trogir, cité médiévale Sarlat, vue du centre historique ©Lucien ROULAND Signature de l'accord entre les villes de Trogir et Sarlat

 

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